Un petit conte oriental
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Petit blog d’articles sur le Maroc issu du site www.jadidalocations.com

Je m’en vais vous conter cette semaine un petit conte oriental que j’ai fabriqué de toutes pièces.  Mais auparavant , laissez moi vous raconter comment le fil de cette idée m’est venue . Cette histoire à commencé lors de la lecture de ce petit conte japonais.

Au coeur de la cible


L’Empereur du Japon visitait ses provinces.Un jour, il arriva dans une ville, et vit une cible avec une flèche en son centre. Il se dit que l’archer qui avait tiré avait fait un joli coup.

Quelques mètres plus loin, il vit une nouvelle flèche en plein cœur d’une cible. Et quelques mètres plus loin encore, une troisième. Puis une quatrième.

L’Empereur voulut alors savoir qui était l’extraordinaire tireur qui plantait ainsi chaque flèche en plein cœur des cibles…

Mais lorsqu’il demanda, on lui répondit :

« Oh non, laissez tomber. Ce type est un idiot !

- Comment cela « un idiot » ? demanda l’Empereur. Comment un tel archer pourrait-il être un idiot ?

- C’est très simple, lui répondit-on. Il tire la flèche au hasard, puis il dessine la cible autour seulement après ! »

Cédric de virtuose-marketing.com , un garçon imaginatif au succès assuré, m’a fait parvenir ce conte via sa newsletter et en a tiré deux interprétations, deux morales intéressantes de cette histoire (à lire sur son blog) . Puis il nous a proposé comme petit défi sympathique d’en faire autant en cherchant une autre morale pour cette histoire en rapport avec la thématique de son propre blog. En l’occurrence donc pour moi,  une morale en rapport avec le Maroc.

Oui mais voilà cette histoire de l’empire de soleil levant a bien peu de rapport avec le royaume oriental ensoleillé . Alors comment faire ?

L’idée qui me vient est de réécrire cette histoire pour en faire un conte non plus Japonais mais façon Mille et une Nuits. Or quel est le conte oriental le plus célèbre ? Je vous le donne en Mille :

En l’an 766 de l’égide, Aladin faisait un peu de ménage dans la poussière de sa kasbah toute en pisé * .
C’est ainsi qu’il repéra une lampe à huile dans un état de saleté assez repoussant.
Écartant la crasse poussiéreuse en la frottant énergiquement avec sa manche tout en se demandant s’il allait ou non la jeter, qu’elle ne fût pas sa surprise et son épouvante quand une épaisse fumée jaillit de son orifice .

Fumée qui prit petit à petit forme humaine. Du moins la forme d’un djinn à l’air fort rébarbatif qui lui tint à peu prés ce langage,  d’une voix de baryton tonitruante.

- Pourquoi m’as tu réveillé  de mon sommeil des siècles et des siècles  O misérable mortel ?

- Mais je ne sav… je ne pouvais pas…

- Tais toi va-nupied pouilleux et écoute ta sentence !  Pour la peine je te condamne à demeurer à jamais dans cette infecte kasbah. A ne jamais pouvoir atteindre nulle autre contrée, nul autre bled, même en marchant des jours et des jours et des lieues et des lieues. Ainsi tu veilleras à jamais à ce que mon sommeil soit respecté !

Aladin fort alarmé et pressé de s’éloigner de ce génie acariâtre , rassembla ses quelques affaires et se mit à marcher pendant des heures et des heures. Mais chaque fois qu’il approchait d’une nouvelle ville, celle ci s’éloignait d’autant, dés qu’il détournait le regard de son objectif. Au final , il n’eut donc d’autre choix que de demeurer dans la Kasbah isolée de son bled perdu.

C’est alors qu’il eût une idée. Puisque je ne peux pas bouger d’ici, se dit-il,  je vais faire venir à moi, compagnes et compagnons et sortir ainsi de ma solitude.

Il envoya un voisin à la grand ville voisine afin qu’il répande cette rumeur : Aladin possède une  kasbah où tout compère peut venir loger et manger gratuitement en compagnie d’un génie.

Certains, curieux de découvrir cette auberge et son génie se laissèrent tenter . Souhaitant rencontrer le dit-génie ils frottèrent à leur tour la lampe et furent ainsi tous condamnés à ne plus pouvoir s’éloigner de la kasbah par le djinn toujours plus courroucé.

Du coup la kasbah se retrouva ainsi très vite surpeuplée. Les anciens encourageant les nouveaux arrivants à découvrir le génie afin de n’être pas seuls à partager leur misérable sort. De toute façon ils ne tenaient aucun compte des propos d’Aladin qui pris de remords et de crainte des représailles du génie tentait à présent de les mettre en garde. Mais les gens ne l’écoutaient guère, persuadés qu’ils étaient, qu’Aladin et sa communauté voulaient leur cacher le génie afin d’en conserver égoïstement ses bienfaits. La nature humaine est ainsi faite …

Puis vint un beau jour (ou peut être une nuit) où le génie lassé d’être réveillé à tout bout de champ décida de rompre son sortilège en … l’inversant afin d’être débarrassés de tous ces gueux briseurs de sommeils.

Et c’est ainsi que le maléfice fût non seulement brisé mais de plus, tous les hôtes de la kasbah acquirent conjointement la faculté de pouvoir faire des bonds de sept lieues afin de s’en aller ainsi, plus rapidement encore .

Certains en profitèrent pour aller au delà des mers afin de découvrir des multitudes de nouvelles contrées à travers le vaste monde. Le plus célèbre d’entre eux se nommait Sinbad le marin.

Puis leurs descendants  perdirent petit à petit l’envie de découvrir le vaste monde mais  conservèrent le goût de l’aventure . L’on trouve encore trace de nos jours d’une vaste communauté de gens entreprenants qui voyagent désormais par leur esprit et grâce à une machine magique qui relie les hommes instantanément entre eux et qui ne connait pas de frontière. Tous ont en commun la même optique : Entreprendre, travailler peu et vivre mieux ;-)

Moralité

Il y a toujours un moyen de détourner la fatalité lorsqu’on l’on a quelques onces de créativité. Certains peignent des cibles à leur portée pour mieux les atteindre, d’autres détournent la fatalité de l’immobilisme pour atteindre leurs objectifs ou des contrées lointaines . Tel que je le fis un jour pour vivre et travailler au Maroc en montant une affaire, avec moins de 15 000  € en poche ;-)   **

* Mélange de paille et de terre battue qui a l’avantage d’être un matériau bon marché et de protéger assez efficacement des différences de températures mais l’inconvénient de s’effriter facilement et donc de tomber en poussière.

** Mon aventure est contée sommairement à la fin de mon livre « Maroc, le découvrir, l’aimer, y travailler  » en version téléchargeable ici, et en versions papier .

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Un petit conte oriental — 5 commentaires

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